"Le blog" Messor barbarus

FOURMIS - MESSOR BARBARUS - Observations en captivité

01 janvier 2009

192 – Nourriture & conclusion

Jeudi 1 janvier 2009 (REF20091229.OB192).

- L’année 2008 fut très enrichissante en observation : je mettrais cependant en exergue l’expérience d’avoir exclu la nourriture carnée au menu de mes "barbarus". Je me suis tenu rigoureusement à cette décision que j’avais d’ailleurs prise depuis l’automne 2007. Aucun insecte, aucune araignée, ni aucun élément nutritif de substitution ne fut distribué. Ceci me permet d’affirmer, avec certitude, qu’un supplément de protéines animales n’est pas une nécessitée absolue afin d’obtenir de belles majors ou des sexuées. Bien au contraire, la quantité du couvain fut considérable et celui-ci donna naissance à des majors de taille exceptionnelle ainsi que 160 sexuées. Cette année je serais moins strict : j’envisage de capturer sporadiquement ce qui me tombera sous la main. À noter également que la colonie n’a que peu engrangé des réserves de graines : quatre chambres seulement en contiennent alors que l’année dernière il y en avait onze. Est-ce un signe précurseur d’un hiver doux ? Peut-être, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on constate actuellement car il fait vraiment froid.

Posté par bob be à 16:03 - Permalien [#]


25 janvier 2009

193 – Diapause (suite) & divers.

Dimanche 25 janvier 2009 (REF20090125.OB193).

- Inutile de trop m’étendre sur la diapause de cette année car elle fut identique aux années précédentes. La température de la pièce n’ai jamais descendue en- dessous de 11° pendant les mois de décembre et janvier : la moyenne se situa principalement aux environs des 15 à 16°. Ces valeurs n’ont jamais perturbé  le comportement des "barbarus" : c’est-à-dire que ceci n’influença en rien  la ponte, l’alimentation, ni les travaux d’aménagements. D’autre part, aucune nymphe n’est présente, ce qui exclut forcément les naissances à court terme. 

Ce léger engourdissement ne mit pas fin aux creusements : ce qui a anéanti les réparations effectuées l’automne passé (réf. 189 - http://messorbe.canalblog.com/archives/2008/12/06/11663180.html )

J’avais cru, depuis l’apport de terre dans les aires de récolte, freiner leur instinct de miner les sols. Plus aucun doute ne subsiste quant aux intentions de la colonie : il s’agit donc bien d’une tentative d’évasion minutieusement préparée depuis de longs mois.

Leur obstination m’inquiète ! J’envisage d’ailleurs de supprimer prochainement le module N1 car les réparations apportées me semblent que peu efficace : le choix du produit employé n’a certainement pas été très judicieux. Afin de parer à cette attaque, j’ai enlevé le cache de ce module, ce qui a engendré un déménagement très rapide de la colonie vers l’air de récolte / terrarium A1. Cette migration concerne la plus grande concentration d’ouvrières et d’oeufs de la fourmilière sans oublier la présence de la reine.

Posté par bob be à 22:06 - Permalien [#]

27 janvier 2009

194 – La nécessité de placer un cache sur les nids

Mardi 27 janvier 2009 (REF20090127.OB194).

- Il serait incorrect d’affirmer que le cache soit une option de première nécessité pour tenter l’élevage de fourmis. Il apparaît aussi que le sujet, souvent contre versé, n’obtient pas l’unanimité près des éleveurs. Pourtant, j’ai pu observer, mainte fois, que la présence d’un cache n’est pas dénudée de bon sens. Proche des conditions naturelles (pour la plupart des espèces) il est  évident que cette présence est une option déjà très rassurante pour la colonie. D’autre part, celui-ci représente une isolation, pratiquement indispensable, pour éviter la buée sur la vitre principale du nid. Acclimatée dans l’obscurité, la suppression du cache permettra une évacuation plus rapidement et complète des habitantes d’un élément de la fourmilière.

- Afin de refaire la réparation, j’employerai cette procédure qui me permettra de déconnecter le nid (N1) et de réaliser avec soin et dans le calme cette besogne. Après avoir enlevé un cache j’ai pu observer que l’évacuation des lieux fut très rapide : par la suite, par curiosité j’ai replacé celui-ci. Très étonné j’ai pu constater le retour immédiat de quasiment la totalité des ouvrières et du couvain.  J’ai répété plusieurs fois le petit manège : j’en conclus que la colonie choisit, en priorité, l’obscurité avant d’autres conditions de captivité et que le cache est une option salutaire et même indispensable. Un autre avantage c’est qu’il représente une protection mécanique en cas de maladresse, ce qui n’est pas négligeable à mes yeux.

NB. Afin d’éviter la panique lors des observations : il suffit d’enlever régulièrement les caches dans un premier temps et par la suite il n’y aura plus aucun problème.    

Posté par bob be à 21:37 - Permalien [#]
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