03 février 2009
195 – Nouvelle réparation du nid N1.
Mardi 3 février 2009 (REF20090203.OB195).
- La réparation n’entraîna aucun problème et le plâtre de modelage employé afin de réaliser cette tâche fut un choix nettement plus judicieux que le produit précédant. Le déplacement des ouvrières s’effectua sans anicroche. Toutefois, quelques fourmis confinées dans les trous d’aération sont réapparues, puis capturées et replacées dans l’aire de chasse voisine. Le plâtre fut consolidé très rapidement sans dégager une odeur répulsive : car, dès la suppression des bouchons d’ouate obstruant provisoirement les entrées, les ouvrières ont envahi immédiatement cette zone de remise en état. Plusieurs chambres ont ainsi été supprimées et je ne crois pas que les "barbarus" tenteront une nouvelle attaque des lieux. Je rappelle que ce nid ayant subi ces dommages est un nid très ancien (plus d’une douzaine d’années) et que le plâtre employé, à cette époque, fut du plâtre ordinaire et non de modelage.
Ce nid contenait des « niger » et fut réadapté aux "barbarus" en agrandissant et en approfondissant les chambres, ce qui créa inévitablement certaines aspérités offrant ainsi la possibilité aux fourmis de creuser plus aisément cette matière.
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04 février 2009
196 - Un choix surprenant !
Mercredi 4 février 2009 (REF20090204.OB196).
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- Le rafistolage terminé, j’ai replacé immédiatement le cache afin de rassurer ma colonie. Le nid fut rapidement recolonisé et même la reine fut présente dès le premier voyage. Par la suite les œufs furent aussitôt transportés. Jamais je n’aurais cru qu’une colonie puisse abandonner la terre pour rejoindre un nid artificiel en plâtre. J’avais pourtant craint, lors de l’introduction de celle-ci dans différentes aires de récolte, de ne plus avoir la possibilité d’observer son comportement. Cela me rassure car je craignais ne plus pouvoir poursuivre mes commentaires correctement. Un des critères de choix de la matière me semble être une humidité plus importante dans le nid : je ne possède pas encore le dosage idéal pour la terre qui me semble trop sèche. J’appréhende surtout une surabondance d’eau qui entraînerait, inévitablement, la présence de boue, bien que j’avais prévu une semelle de plâtre afin de stabiliser le problème.
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05 février 2009
197 – Diapause 2008 – 2009
Jeudi 5 février 2009 (REF200902.OB197).
- Comme l’année dernière les robinets des radiateurs de chauffage sont rouverts : la sixième diapause touche donc à sa fin. Malgré une période de froid extérieur, plus importante que les années précédentes, la température ambiante de la chambre ne descendit pas sous 12°. La colonie restant en activité, la ponte s’annonce appréciable pour la saison. L’apport de graines, déjà effectué, fut rapidement récolté. À noter, que les réserves furent réduites comparées aux autres années. La résistance aux basses températures des "barbarus" reste étonnante pour cette espèce d’origine maghrébine.
22 février 2009
198 – Ponte 2009
Samedi 21 février 2009 (REF20090221.OB198).
- Pendant cette période de repos, l’évolution lente permit une accumulation importante des œufs et des larves du premier stade de la métamorphose. Cette vague représente une des concentrations les plus importantes de l’année. Les plus récentes sont amassées dans le nid N1, alors que les larves hivernantes, plus évoluées, sont présentes dans le module N3 et, dans une moindre proportion, dans le nid N4. Le couvain, confiné sous la terre, sera sans aucun doute tout aussi important : ce n’est qu’une supposition de ma part. Depuis l’ouverture des robinets des radiateurs de chauffage, l’évolution du couvain est en nette progression et les activités de toute la colonie s’accélèrent considérablement. Toutefois, la température moyenne ne dépasse pas les 21° dans la pièce. La "barbarus", plutôt nocturne que diurne, ajuste son comportement, me semble-t-il, à la température de nuit : de jour il n’est pas rare qu’elle fuie une aire de récolte ensoleillée. D’ailleurs, cette année je n’envisage pas de placer un tapis chauffant, pourtant les nids N1 et N2 sont considérablement envahis de buée mais j’espère ainsi éviter ou de diminuer la présence de sexuées dont les œufs sont pondus actuellement.
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24 février 2009
199 – Objectif 2009
Mardi 24 février 2009 (REF20090224.OB199).
- L’année dernière, je m’étais fixé comme objectif d’observer le comportement de mes "barbarus" en leur fournissant exclusivement des graines. La présence de nombreuses sexuées et de très grandes " ouvrières-majors " exclue d’une manière formelle que l’apport d’insectes ou d’autres nourritures carnées soit une nécessité. Cependant, je serai moins stricte cette année sans toutefois envisager d’acheter ou de récolter d’autres bestioles. D’ailleurs, le choix d’acquérir une espèce moissonneuse fut, dès le départ, orienté afin d’éviter le massacre d’autres petites bébêtes ! Je n’ai que rarement tué les proies car celles-ci furent distribuées vivantes. Ma préférence sera dictée, je suppose, par l’apparition fortuite d’insectes plutôt gênants : une mouche dérangeante pendant l’heure du dîner, ou un moustique dans la chambre à coucher, pourra certainement influencer ma décision, quoique les graines resteront ma prédilection. Cette année, j’envisage de noter et de peser scrupuleusement tout apport de nourriture : ceci me permettra, conjointement, d’évaluer l’évolution de la colonie car les espaces de terre ne me permettront plus d’avoir des observations précises tant pour la population que pour la quantité des graines stockées. Je crois que la consommation annuelle d’une colonie n’est pas dépourvue d’intérêt.
- Trois portions identiques, de 30 gr de graines, furent déjà distribuées et le temps de la récolte de celles-ci diminue fortement à chaque répartition. La première dura deux jours, la seconde une bonne journée, alors que la troisième ne dépassa pas les dix heures. Sous peu, j’estime que cette même quantité sera récoltée en moins d’une heure.
26 février 2009
200 - Evolution des espaces de terre.
Jeudi 26 février 2009 (REF20090226.OB200).
- Afin de parer à l’oisiveté et aux combats fratricides de la colonie, j’avais introduction de la terre : ce fut un succès incontestable. Toutefois, leur ardeur à effectuer ce travail m’inquiète beaucoup car tous les espaces (A1, A2 et A6) sont minés à tel point que les éboulements sont déjà à craindre. Comme le creusage a été effectué pendant la période de la diapause, cela laisse prévoir une hausse très importante de cette effervescence pendant la bonne saison. De jour comme de nuit, les ouvrières ramènent inlassablement la terre en surface et celle-ci mélangées aux détritus (cadavres, graines et pierres minuscules) ne peut être récupérée car cette mixture donnera sans doute, tôt ou tard, une zone propice à la propagation des acariens. Cependant, le poids de la terre stabilise les aires de récolte car toutes les activités extérieures causant des vibrations (chute d’objet, choc important) sont compensées par cette masse de plus de 20 kg. C’est alors que j’observe une panique élevée dans les modules exempts de terre et un calme plat dans les autres. Cela me permet de nettoyer sans aucun problème les modules du type terrarium (pour le moment). C’est un avantage indéniable car les "barbarus" sont vraiment les championnes de la dégradation d’une fourmilière artificielle. Espérons que la diminution du stress évitera de nouvelles souillures !
La photo ci-dessous, représentant une des galeries, confirme mes craintes.
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