"Le blog" Messor barbarus

FOURMIS - MESSOR BARBARUS - Observations en captivité

01 mai 2009

210 – Mortalité très inquiétante !!!

Vendredi 1er mai 2009 (REF20090501.OB210).

- C’est par centaine que j’évalue, journellement, les mortes dans ma fourmilière. Depuis quelques jours, ceci se poursuit inexorablement et je crois, sans être trop pessimiste, que cela peut présager l’anéantissement de ma colonie. Aujourd’hui, je dénombre même une perte proche des mille individus. Si la situation perdure, que me restera-t-il en fin de ce mois ?! Pourtant, aucune survivante ne présente des symptômes particulièrement inquiétants sauf une agressivité excessive. L’autodestruction est l’hypothèse prédominante (combats fratricides).

Voici quelques probabilités : La nourriture, l’humidité, la température, les espaces de terre, le sel, l’huile paraffine, l’autodestruction, la suppression d’un module nid, acariens.

1. La nourriture ?

- Étant donné que le mélange est resté identique depuis des années, je ne crois pas que ceci puisse être le facteur responsable de cette hécatombe. Cependant, je renouvelle partiellement, de temps à autre, le contenu pour ne pas engranger des graines trop anciennes : bien entendu, après le passage souhaité dans le congélateur (acariens). Stocké soigneusement dans un récipient hermétique, à l’abri de la chaleur et de l’humidité, il subit une inspection à la loupe, plus rarement au microscope, avant chaque distribution. Toutefois, ceci n’exclut pas la présence éventuelle, mais peu probable, de pesticide et d’insecticides lors d’un nouvel achat. Ayant effectué, il y a une quinzaine de jours, un renouvellement suivit d’une distribution, cette possibilité n’est pas à exclure. 

2. L'humidité ?

- Le manque d’humidité représente un des facteurs prédominants pouvant engendrer une mortalité massive. Néanmoins, je suis loin de négliger cette source vitale pour ma colonie : je crois être de ceux qui détiennent l’espèce "barbarus" sous une teneur hygrométrique assez élevée. Le blindage extérieur en verre des nids exclut pratiquement une évaporation rapide. La présence d’une légère buée écarte la possibilité d’une atmosphère trop sèche. En plus, la fourmilière contient différents modules aux conditions bien déterminées qui offrent un libre choix aux occupantes. (Aucun déplacement massif n’a été observé !). Pour le mois d’avril, l’hygromètre de la chambre de la fourmilière afficha une valeur minimale de 42 % et doit être, par conséquent, plus élevé dans les nids.

3. La température ?

Etant donné que la météo fut constamment bouleversée, la température me semble être un facteur plus perturbante. Une chaleur précoce suivie d’une période plus froide m’incita, dans un premier temps, de fermer les radiateurs pour les rouvrir par la suite. J’ai même placé, pendant quelques jours, le tapis chauffant sur le nid N3 afin de préserver le nombreux couvain présent dans ce module. Malheureusement, je n’ai pas obtenu l’effet escompté : j’ai l’impression que la mortalité s’est aggravée ainsi qu’une perte importante du couvain depuis ce jour. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je constate qu’une élévation de la température soit plutôt nocive que bénéfique. Cependant, ceci ne peut pas être considéré comme étant la cause de cette hécatombe car un nid seulement fut recouvert par cette résistance électrique chauffante. Par contre, la température nocturne (18°) est assez basse.

4. L’apport de terre ?

Les aires de chasses, transformées en terrariums, me causent quelques soucis. L’amas de terre diminue l’aération correcte de la fourmilière (spécialement les tuyaux de connexions sont embués) et la régulation de l’humidité y devient problématique. En plus, certaines ouvrières restent adhérer dans les tubes, ce qui provoque quelques mortes dont le nombre progresse chaque jour. Il m’arrive fréquemment de verser un demi-litre d’eau car la terre sèche s’effrite trop rapidement. Cette même quantité de liquide me suffit, pratiquement, pour garder une ambiance humide dans un nid de plâtre durant toute une année. Creusée sans cesse, cette de terre ne contient apparemment ni couvain, ni graines. Heureusement que les ouvrières n’ont pas ramené celle-ci, comme le l’avais craint, dans les nids de plâtre : ceci aurait probablement mis fin aux observations et à la poursuite de l’élevage de ma colonie. J’admets que cette expérience d’une connexion entre un terrarium et un nid de plâtre est une grave erreur.

5. Le sel ?

L’incertitude persiste en ce qui concerne la responsabilité du sel dans la mortalités subie (réf. : art. 201 et 206). Je soupçonne, à tort peut-être, qu’il s’agit d’un des l’éléments primordiaux de la catastrophe, étant donné que je n’ai pas su nettoyer correctement l’abreuvoir. Je suppose que certaines particules de cette substance restent toujours présentes. Il n’était pas envisageable d’extraire le récipient afin de le nettoyer soigneusement : le replacement aurait provoqué l’écrasement d’une bonne centaine ouvrière. Je crois, que le renouvellement régulier de l’eau n’était pas suffisant. Je regrette d’avoir effectué le test avec trop peu d’attention.

6. L’huile paraffine ?

Personnellement, je reste persuadé que les plafonds périphériques de mon système anti-évasions, enduits d’huile, restent suspects. Toutefois, je ne puis être affirmatif à 100%, car peu d’éleveurs signalent avoir observé ou subi les mêmes déboires. Étant le dispositif le plus employé, tout en restant septique face aux informations récoltées, je ne puis faire le procès de ce procédé qui procure des avantages incontestables. D’ailleurs, comment pourrais-je retirer les nombreuses mortes journellement sans occasionner d’autres problèmes ? Les cadavres décapités, ou les abdomens retrouvés éparpillés dans les différents « cimetières » de la fourmilière alimentent toujours mes craintes.

Un test très simple fut réalisé. Une ouvrière, interceptée et malmenée par ses congénères, est retirée et replacée dans une autre ADR : elle est immédiatement remise en difficulté. Il s’agit donc bien d’un conflit d’odeurs.

7. L’autodestruction ?

Je me demande si une autodestruction peut être déclenchée par l’absence totale de phéromones extérieures (environnement trop hermétique). Après quelques années, ne pouvant pas se reproduire (la base de toutes espèces animales), la colonie réalise une autodestruction. Un suicide collectif n’est pas une exception et n’est donc pas à exclure dans cette analyse.

8. La suppression d’un module nid ?

La suppression d’un module a été traumatisante pour ma colonie, d’autant plus qu’il s’agissait de l’éliminationdu nid N1 : le plus ancien, le plus visité, le plus humide, le cœur de la fourmilière. La reine y était confinée toute l’année (depuis 2004), sauf pendant la présence des sexuées. Il contenait donc les œufs et les larves du premier stade de la métamorphose, mais aussi le « pain des fourmis » y était préparé. Les ouvrières y concentraient les graines provenant des greniers (module N2 très sec) pour les ramollir afin de produire la mixture. Je constate aussi que la présente de cette nourriture est devenue rarissime, quasiment introuvable. Est-ce là le vrai problème actuel de ma colonie ? D’autre part les ouvrières recherche, me semble-t-il, le module manquant, car l’aire de récolte, anciennement la plus proche, subit toujours des tentatives d’évasions importantes. Même le rebord en plexi du terrarium est soumit, actuellement, à une destruction inquiétante. 

9. Les acariens ?

Jusqu’à présent aucune présence ne fut découverte, mais je touche du bois.

.

Pour les passionnés de l'espèce "barbarus" .

Cliquez ci-dessous

http://messorbarbarusbob.naturalforum.net 

Toute demande d’informations devra impérativement passer par ce forum

(Réf. 6.02)

Posté par bob be à 18:24 - Permalien [#]


07 mai 2009

211 – Mortalité (suite).

Jeudi 7 mai 2009 (REF20090507.OB211).

Après avoir effectué un nettoyage plus approfondi des ADR (A1, A2 et A6), remplies de terre, voici les photos prisent 24 plus tard. J’ai réalisé, grâce aux différentes techniques informatiques, un comptage plus précis. Malgré tous, l’exécution ne fut pas aisée étant donné que les cadavres entassés diminuent, évidemment, l’exactitude des chiffres. Je crois pouvoir avancer que le total est proche des 300 mortes. Cependant, la fourmilière contient six aires de récolte, il s’agit donc d’ajouter celles des autres modules (A3, A4 et A5). Moins accessibles et très encrassés, il ne m’était pas agréables de placer quelques images supplémentaires sur ce blog. Toutefois, dans ces espaces, garnis d’une semelle de plâtre, il n’a que peu de mortes mais le nombre pourrait, malgré tout, atteindre la centaine.

.

1624_20090507 1625_20090507

.

1626_20090507

Posté par bob be à 20:31 - Permalien [#]

08 mai 2009

212 – Mortalité naturelle ?

Vendredi 8 mai 2009 (REF20090508.OB212).

- En marge des probabilités de décès, la mortalité naturelle est un point non négligeable dans cet anéantissement qui devient très alarmant. Aujourd’hui, j’ai découvert quelques foyers de cadavres moins mutilés : je suppose qu’il s’agit, en majorité, d’ouvrières mortes de vieillesse. J’avais estimé la population de ma colonie à 25.000 individus, ce qui pourrait facilement donner 8000 décès (+/- 1/3 de la population). D’autre part, j’avais déjà signalé le 2 avril avoir eu des pertes d’une moyenne de 500 journellement : ce qui porte approximativement à 17.000 les pertes à ce jour. Un comptage manuel aurait été plus précis mais bien trop contraignant et démoralisant. Je ne cache pas que je suis très attristé car je suis impuissant face au problème. Aucun indice ne me permet de réaliser une intervention afin d’éviter la poursuite du massacre !!! 

1627_20090508  1629_20090508                         

Posté par bob be à 20:18 - Permalien [#]

10 mai 2009

213 – Couvain (1)

Dimanche 10 mai 2009 (REF20090510.OB213).

- Au début du mois avril de cette année, j’avais signalé la présence d’un couvain très abondant. Cette quantité fut telle que deux chambres du nid N3 en furent entièrement remplies : ces espaces, profonds de 2 cm. et d’une surface de 28 cm x 5 cm représentent un volume total de 560 cm3 . Par conséquent, j’avais espéré récupérer une partie des pertes subies. Malheureusement, le couvain suit une évolution tout aussi négative que ma colonie, car celui-ci a diminué de 80 %. Bien plus grave, je ne retrouve aucune ouvrière fraîchement née, donc d’une teinte plus claire. Pourtant, les nymphes proches de la métamorphose complète (imago) ont été présentes en très grande quantité. La mortalité se poursuit de plus belle et rien ne laisse entrevoir la fin de cette catastrophe. Malgré cela, la reine poursuit une ponte sans précédent. 

.

1628_20090508

.

1630_20090512 

Posté par bob be à 19:36 - Permalien [#]
« Accueil  1