Lundi 26 mars 2018 (REF20180326.OB760)

- Préoccupé par mes séances de radiothérapies, mes visites de ma colonie ont été abandonnées. La distribution de la nourriture fut ma seule occupation (jaune d’œuf / graines / eau). Suite à un problème technique, le rendez-vous d’aujourd’hui fut annulé et ceci me donna l’opportunité de réaliser quelques brèves inspections. C’est ainsi que j’ai pu découvrir certains faits plutôt inquiétants. Le nid en plâtre N3, qui chaque année se rempli progressivement de la plus grande quantité de larves dont celles de sexuées, est pratiquement vide (seules quelques centaines d’ouvrières inactives s’y trouvent). Il en va de même, mais dans une moindre mesure, pour le nid N1.2. Ce dernier module contient normalement le couvain fraichement pondu et bien sûr la reine qui ne s’y trouvait plus mais celle-ci réapparut quelques heures plus tard. Tout aussi curieux le nombre de mortes, qui en cette période du réveil printanier, c'est fortement réduit. Cependant, la récolte des graines reste, me semble-t-il, le seul point positif bien qu’il reste à prouver qu’elles soient consommées et non stockées provisoirement dans les espaces de terre. Il se pourrait, mais je ne le crois pas, que tout ce petit monde s’y soit également réfugié. Ses modules subissent de fortes dégradations, d’éboulement et les grains de terre mélangés aux détritus régressent donc après chaque nettoyage. Depuis le retour de la reine dans sa logette de prédilection, mes inquiétudes de sont dissipées...j’ai cru qu’elle était morte !!! 
Je ne regrette donc pas d’avoir éliminé un maximum de princesses avant le repos hivernal car sans cette intervention le couvain aurait été entièrement dévoré. J’espère que cette année la colonie n’en produira pas : actuellement, selon mes dernières prises d’images, aucune larve de sexuée n’a été repérée.

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