114.Mb1 – Mousse
Jeudi 19 avril 2007 (REF20070419.OB114).
- J’ai constaté de la mousse dans le collecteur qui relie les deux nids ! Rien d’inquiétant, mais la surface de cette invasion végétale me semble évoluer rapidement. Cet endroit est recouvert d’une vitre, il y est donc moins aéré. Pourtant, je n’ai jamais humidifié le plâtre qui garnit le fond, mais, la condensation y est parfois présente. Exposée quelques heures au soleil, il y a, évidemment un effet de serre. Je trouve la présence de cette mousse malgré tout curieuse, car, les aires de récoltes sont régulièrement humidifiées et sont encore plus exposées aux rayons du soleil. Je crois que ce phénomène est dû au mélange-plâtre, car, le sas est également recouvert d’une vitre et subit une condensation encore plus importante, mais, il n’y a pas de taches vertes. Je suis persuadé que l’eau, provenant du petit étang de mon jardin, en est la cause car, je me souviens bien de l’avoir employé uniquement pour ce collecteur. (D’ailleurs l’étang est envahi par de la mousse et des algues). En résumé, je crois avoir introduit des micros organismes lors de la construction du collecteur.
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Les tâches vertes sur le plâtre !
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- Ce petit effet naturel ne trouble pas l’esthétique de l’installation, mais, je suis curieux pour la suite de cette culture. La couleur noire des ouvrières sur un velours vert foncé ne facilitera certainement pas les observations. Pour les photos, nous verrons bien plus tard !!!
115.Mb1 – Chenille (La teigne de ruche).
Samedi 21 avril 2007 (REF200704115).
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Galleria mellonella
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- J’ai reçu quelques chenilles…, la vendeuse prétend que celles-ci possèdent une valeur nutritive exceptionnelle. Je me suis donc empressé d’effectuer immédiatement un petit test. L’image est trompeuse, car, la chenille ne fait que deux centimètres, trois pour les plus grandes ! Mais, quelle fut ma surprise de constater, qu’elles sont pourvues d’une énergie hors du commun bien qu’elles soient petites. Il a fallu une demi-journée à mes "barbarus" pour maîtriser la première : j’ai même dû intervenir pour abréger cette longue exécution. La deuxième chenille, déposée dans l’aire chasse où j’ai l’habitude d’introduire les proies vivantes, les ouvrières n’ont mis qu’une bonne heure pour la maîtriser ! J’en déduis qu’elles possèdent plus d’expérience dans cette zone et y sont donc plus expérimentées à la chasse. Coriace cette chenille, car, il a fallu une éternité pour la dévorer.
116.Mb1.nf06.t (224) – Nouvelle de nos princesses
Dimanche 22 avril 2007 (REF20070422.OB116).
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Nos quatre princesses.
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- Toujours vivantes au bout de 224 jrs ! Les images (ci-dessous) montrent les œufs qui varient de très peu en nombre. (Estimation : +/- de 7 à 14). A souligner que les tubes restent propres : cela est dû, je crois, à ce que je ne les perturbe que rarement, seulement pour la prise de quelques photos. Le stress y est donc pratiquement absent.
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117.D – Le nid de plâtre.
Lundi 7 mai 2007 (REF20070507.OB117).
- Malgré que le nid artificiel en plâtre soit décrié sur divers forums, je me suis, tout de même, décidé à expliquer sa construction par images. Ce texte est dédié aux très nombreux lecteurs de ce « blog » (déjà 7628 visites) qui m’ont exprimé leur sympathie pour ce système et je les en remercie. J’espère que ce sera plus clair que de répondre individuellement par email ou par message privé.
- Le nid de plâtre, appelé « type Janet », (réf : Albert Raignier) sera renforcé, par un ensemble de protections en verre qui sera, préalablement, employé comme matériel de coffrage. (Voici les dimensions extérieures du nid : 51 cm. x 36 cm. x 5 cm.), un poids de 12,7kg ! Pour les non bricoleurs, mieux vaut s’abstenir : achetez plutôt le nid via un des nombreux forums sur le net . Pour les autres, vous avez deux options : la première, la moins coûteuse (le prix du plâtre, quelques planches et la vitre principale du nid). La seconde est une construction personnelle qui demande un peu d’attention et beaucoup de patience…!
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1. - Voici les éléments du coffrage : six pièces en verre d’une épaisseur de 4 mm. Cinq trous de 20 mm de diamètre seront également forés chez un verrier. (Cette matière peut être remplacée par une autre moins coûteuse de simples lattes en bois). Mais le but est de le récupérer pour le replacer et le coller, par la suite, autour du moule en plâtre une fois celui-ci terminé. C’est un moyen très efficace pour protéger le nid mécaniquement, de garder l’humidité (peu d’évaporation), mais, surtout, de protéger le meuble (ou la table) des moisissures et des poussières.
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2. - Des bandes autocollantes sont à prévoir, sous la vitre, pour faciliter le maintien des pièces latérales par la suite. C’est un plus, même indispensable, si vous êtes seul ! (voir ci-dessous).
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3. - La fixation provisoire des éléments (les pièces latérales) : il suffit de remonter les bandes autocollantes, bien les tendre, tout en donnant une pression sur les vitres.
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4. - La fixation définitive du coffrage : cette fois, les bandes seront collées horizontalement (tout le pourtour). Ceci permet aussi de fermer les trous avant la coulée du plâtre. Cela doit être exécuté avec un grand soin car la pression du plâtre pourrait faire écarter les vitres et déformer le moule. Ceci empêcherait, par la suite, un collage parfait des faces et, l’humidification correcte serait compromise, une fuite d’eau pourrait entacher aussi les meubles (supports). Inutile de signaler que l’investissement du verre et des trous serait alors superflu ! Une perte sèche de 50€ !!! (les trous représentent 80% du prix). Surtout, ne pas coller l’ensemble à la silicone car il sera impossible de l’extraire par la suite et donc d’achever les travaux. (Il faut retourner le moule). Le verre, fragilisé par les trous, pourrait alors éclater lors de la dilatation. Le choix du plâtre est donc très important. (le minimum de dilatation). J’ai choisi le plâtre de moulage.
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5. - Cette fois, nous avons sur l’image, la construction simultanée de deux nids. A gauche le coffrage que je viens de décrire ; à droite, une copie conforme avec les éléments pour la préparation du moule proprement dit : les chambres (le négatif bien sûr). Le modèle des chambres n’est pas un exemple en soi : on peut y mettre plus de fantaisie. Sur cette photo-ci, manque le négatif de l’ouverture prévu pour l’humidification du nid. (Ce référer au paragraphe 11). Ne pas oublier d’enduire tous les éléments avec une très fine couche de talc au petit pinceau à gouache : cela facilitera, le décollage du nid du moule. Surtout, ne pas oublier de placer la vitre principale du nid : cette opération est dès plus importante. Après, il ce sera trop tard. (Elle est visible ci-dessus !).
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6. - La coulée est terminée : le plâtre de « moulage » doit être bien liquide afin qu’il puisse bien remplir le moule. Ceci évitera d’avoir des creux (ces trous seraient rapidement agrandi par les
« barbarus »). Évitez aussi l’excès de bulles d’air qui rendraient la matière trop spongieuse et fragiliserait la dureté du plâtre. Par précaution, je secoue légèrement le mélange pendant la phase de durcissement. Ces vibrations évacuent progressivement l’air, et remplissent correctement les endroits qui sont difficilement accessibles. Inutile de signaler que cette opération demande beaucoup d’attention !!! Il y avait 10 kg de plâtre par nid, mais, il est raisonnable dans prévoir un peu plus. Il va de soit, qu’il est indispensable de bien mixer la totalité du mélange. (d’une coulée). Des couches superposées pourraient produire des fissures et, aussi, détériorer rapidement le nid. Attendre une bonne heure, ensuite enlever doucement le coffrage. Je crois qu’il est inutile de signaler que cette coulée de plâtre s’effectue sur un support mis parfaitement à niveau !
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7. - Petites retouches (si nécessaire) : raboter les imperfections afin de rendre la surface plane car le bloc de plâtre doit être retourné et posé sur la vitre qui deviendra la base du nid. (Le plus grand des éléments : photo 1). Cette correction devra être faite, immédiatement, après avoir défait le coffrage, car, le plâtre, étant encore très humide, il sera facile d’effectuer cette opération : une fois sec il sera trop tard. (À moins que vous ne possédiez une fraiseuse !).
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8. - Retourner le bloc de plâtre et enlever les éléments du moule. De l’isomo (spécial et très lisse) a été employé cette fois : ce n’est pas la matière idéale mais j’ai pris ce que j’avais sous la main ! Facile à extraire du plâtre. Quelques retouches au cutter. (Aucun problème, le plâtre étant toujours humide). Il faut éliminer toutes les aspérités et fermer les creux causés par une mauvaise coulée (plâtre trop peu liquide) car c’est là que les fourmis pourraient, éventuellement, être tentées de creuser ! (Je n’ai jamais observé, ceci dans mes installations, quelle que soit l’espèce d’ailleurs). Il n’y a pas de secret pour une construction optimale d’un nid en plâtre : toutes les matières employées pour le moule doivent être lisses…très lisses : ceci évite, à 100%, que les « barbarus » ne creusent l’installation. Si, celles-ci y parviennent, malgré tout, cela ne relève que de la responsabilité du constructeur : il y a fatalement un défaut de coulée.
- PS. J’avais oublié de signaler que les éléments en isomo (polystyrène expansé) sont fixés, provisoirement, avec de la bande adhésive double face très fine, car, le matériel employé pourrait se déplacer, même remonter à la surface pendant la coulée du plâtre !(très important).
9. - Cette fois, pas de photos pour cette phase des plus importantes ! C’est le séchage du nid avant de replacer et coller l’ancien coffrage en verre. (Si l’on n’utilise un coffrage de quelque nature que se soit, le séchage restera une phase essentielle). Il faut qu’il soit sec…super sec, avant de poursuivre quoi que ce soit ! D’abord progressivement : quelques jours, en plein vent, en plein soleil, et, parfois, pulvériser légèrement avec de l’eau et reprendre le séchage. Ceci fait, premier test : remettre la vitre de la fourmilière, attendre 24h, puis, observer si cette vitre est embuée ! Si oui, retour au séchage du nid : ainsi de suite, jusqu’à la disparition complète de cette buée. Ceci terminé, pour les « barbarus », il est sage de mettre quelques graines, de variété différente, et de les éparpiller dans toutes les chambres du nid. Attendre une bonne semaine, et si aucune graine ne germe, le résultat s’avéra donc positif et la colonie sera la bienvenue dans sa nouvelle demeure. Alors seulement, ajuster progressivement l’humidité en fonction du choix que feront les ouvrières. Tout ceci semble long mais c’est un pas qu’il faut franchir pour obtenir un nid de plâtre, dur et solide, qui fera face aux mandibules des futurs pensionnaires. J’insiste sur la période du séchage, car, humide au départ, il le restera (puisque l’on rajoute de l’eau régulièrement), et pourrait rester fragile. Comme disent certains : il pourrait « fondre comme du beurre ».
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10. - C’est à l’aide de silicone spécial pour aquarium que les côtés sont collés et maintenu à l’aide de deux serre-joints (un « tape » adhésif fera l’affaire). Je rappelle que le moule doit être absolument sec avant cette opération ! Ceci, spécialement pour l’espèce "barbarus" car le nid de la réserve de graines, deviendrait impraticable et les graines germineront pendant des semaines jusqu'à soulever la vitre (cas extrême).
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11. En avant plan de cette image : l’ouverture qui permettra l’humification du nid. (À prévoir, bien sûr, avec les éléments des chambres, avant la coulée du plâtre). Mais, si oubli il y a, cela n’aura aucune conséquence grave : il suffira de forer quelques trous d’un diamètre plus moins grand comme sur mes nids que vous avez pu voir précédemment.
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12.- La présentation du nid afin de bien vérifier les emplacements des trous : disons que, pour les trous il est trop tard (pour option d’un coffrage en verre évidemment). Là aussi, une grande attention est demandée pour l’emplacement de ceux-ci : mieux vaut préparer un schéma très précis et contrôler, deux fois plutôt qu’une, les mesures. Comme vous le voyez sur l’image, il faut encore forer ces trous dans le plâtre. Le tuyau en plastique mesure 19 mm. de diamètre, mais, j’utilise une mèche de 18 mm. car, le trou, une fois foré est souvent plus grand. Bien qu’ici la mèche ne pourra dévier que très peu du centre (comme dans bien d’autres matières), ici, il sera guidé par le trou pré-foré dans le verre. Cette présentation permet également de couper, avec précision, les tuyaux de raccordement.
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13. - Pour les trous, il y a deux possibilités : soit pour les connexions avec d’autres modules (nids, aires de chasse) ou, tout simplement, pour des trous d’aération qui, souvent sont négligés dans la plupart des installations. Pourtant, ceux-ci évitent, plus ou moins, l’apparition de condensation, (sans pour cela la solution parfaite), mais ils apportent un plus. Les trous d’aération peuvent aussi, en cas de besoin, être utilisés pour une nouvelle connexion (autres modules) ou pour adapter un système de ventilation (petit ventilo de PC). J’ai déjà, par le passé, installé ce système avec succès, à une autre fourmilière de grande taille. Pour l’aération, j’ai placé des diffuseurs d’eau (Sanitaire – robinetterie). Inutile de coller, il s’adapte exactement dans le trou, d’ou le choix de la dimension du diamètre de 20mm.
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14. - J’avais constaté des gouttelettes entre la vitre et le nid : donc, rebelote, retour à la phase de séchage. Cette image représente le nid dans le jardin, et plein soleil !
- La construction que je vous ai expliquée est surtout un fil conducteur pour la façon d’employer le plâtre, car, en fait, ces deux modules étaient destinés, comme prévu, pour l’agrandissement de ma fourmilière dont les habitantes ne cessent de proliférer ! Cela m’a donné l’occasion d’expliquer la technique correcte exigée pour la réussite d’un nid de plâtre.
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118.Mb1 – Déplacement inattendu du couvain
Mardi 8 mai 2007 ((REF20070508 .OB118).
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- A ma grande surprise, tout le couvain fut transporté la nuit dernière, vers le nid n°3 (N3 : un des deux nouveaux nids). Il y avait plus d’un millier de larves et de nymphes ! L’image ci-dessus pourrait être trompeuse car les chambres sont très grandes et d’une profondeur de 2 cm. Le couvain touche la vitre, à certains endroits, tellement le nombre des nymphes est important. Même la reine effectua ce déménagement ! Aucune explication pour justifier clairement ce déplacement ! Ce fut la toute première journée de pluie après un mois d’avril exceptionnel, un été avant la lettre. Il y a-t-il un lien avec les conditions météos ?
- Aujourd’hui, j’ai placé un énorme criquet pèlerin dans l’aire de chasse « A4 » : tous les criquets y ont été déposés ( sept déjà !), car, dans cette installation, chaque aire de chasse ou de récolte, possède, plus ou moins, une fonction propre, concernant la distribution de la nourriture. Pour faciliter et localiser mes observations, j’ai aussi numéroté (renommé) chaque module du nid (de gauche à droite). Ainsi, nous avons, à gauche le premier nid « N1 », (où se retrouve actuellement la colonie, après sa petite balade). Le criquet fut rapidement maîtrisé, découpé et transporté car, contrairement aux grillons, (qui sont distribués vivants), celui-ci exige une petite intervention pour rendre sa capture plus commode : il est préalablement « assommé ». Au retour, les ouvrières (les chasseresses) se sont dirigées vers le nid N1 où le couvain séjournait encore il y a deux jours ! La réaction fut instantanée, mais, pas comme je l’avais imaginée. Je croyais qu’elles auraient rapidement analysé leur erreur et transporté la nourriture auprès du couvain, donc en « N3 » ! Hé bien non ! La colonie décidât de ramener ce couvain. Ceci donna lieu à un spectacle extraordinaire, car, les « chasseresses » côtoyaient les « nourrices » dans le même tube sans jamais se détourner de leur fonction (c’est à 1h du matin que je me suis décidé, à contrecœur, de rejoindre mon lit !!!). Le plus étonnant, en fonction des informations récoltées, (lectures, forums et Internet) ce sont les " majors ", en très grands nombres, qui se sont occupés principalement du transport des nymphes, sans tenir compte du criquet. Ce comportement m’avait déjà interpellé pendant la période des sexuées, l’année dernière ! L’observation est intéressante, mais personnellement, je n’en suis pas vraiment surpris. Cela m’a permis de constater que le nombre des " ouvrières-majors ", dans ma colonie, est bien plus important que je ne l’imaginais.
119.Mb1 – La nouvelle génération
Samedi 12 mai 2007 (REF20070512.OB119).
Je la trouve superbe ! Nettement plus colorée, cette année !
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120.Mb1 – Ma fourmilière ! Mise au point !
Jeudi 17 mai 2007 (REF20070517.OB120).
- Après avoir modifié la surface, c-à-d, doublé le volume de ma fourmilière, il est, malgré tout, surprenant, de constater que la colonie a envahi l’entièreté de tous les modules mis à leur disposition. Une particularité, que j’ai pu remarquer en captivité chez d’autres espèces est qu’elles restaient groupées ! Les reines, notamment, étaient plus entourées (une espèce de garde rapprochée) et, plus ou moins, privée de liberté. La reine « barbarus », elle, ne subit aucun asservissement. C’est ainsi que l’on peut l’apercevoir, se baladant seule, dans toute la fourmilière. Inutile, pour la rechercher d’observer un attroupement d’ouvrières, bien au contraire !
- L'agrandissement de mon installation me donne quelques soucis, pour transmettre mes observations. Pour combler cette lacune, j’ai renommé clairement chaque module. (Autocollant : noir sur fond jaune).
Ci-dessous : la vue d’ensemble.
Deux tables : 1m.40 x 70 cm. (Dix modules !).
Les quatre nids : N1, N2, N3, N4 et les quatre aires de récolte (ou de chasse), A1, A2, A3, A4. Les deux collecteurs : C1et C2.
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L’ensemble de ma fourmilière « barbarus ».
La première table :
- N1, est un nid très ancien (plus de 14 ans d’âge) ; il contenait des Lasius niger, et fut le premier module employé pour la fourmilière actuelle. Elle contient ma colonie de "barbarus", depuis l’achat de celle-ci, c-à-d le 20 décembre 2004. (Sauf pendant la petite période de déménagement dernièrement cité). Seules, la forme et la profondeur des chambres furent modifiées. (Plus grandes et plus profondes).
- N2, recouvert sur cette image par une plaque d’isomo (isolation- anti-buée) est le nid qui contient toutes les réserves de graines (100%), donc, le module le plus sec. (Pas une goutte d’eau depuis son placement !). Au centre, nous avons les collecteurs (C1, C2). C1, étant caché par la station météo, mais C2, à l’avant plan, est actuellement, le centre de toutes les observations. La récolte des graines, les captures d’insectes, les déplacements, etc., presque tout passe par ce module, (90%) : c’est le point stratégique pour analyser le comportement de ma colonie.
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La première table.
La deuxième table :
Dans le fond de cette image, nous avons le placement de la nouvelle installation : les deux aires de récolte et les deux nouveaux nids.
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Pour plus de clarté, ci-dessus, la deuxième table. Actuellement, suite au déménagement, la moitié de la colonie et du couvain, y sont installés (N3), malgré la profondeur de deux centimètres des chambres. Cette mesure, pourrait paraître exagérée, mais elle est prévue pour stocker les graines dans le futur. N4, contient actuellement +/- 300 ouvrières : elles sont les plus proches de l’aire de chasse A4 (évidemment) où j’introduis les criquets-pèlerin.
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Les nouveaux nids.
121.Mb1.nf06.t (252) – Les princesses , toujours vivantes !
Dimanche 20 mai 2007 (REF20070520.OB121).
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- Déjà, 252 jours de survie et elles détiennent toujours la grande forme ! (Voire même une certaine agressivité). La réserve d’eau étant épuisée, j’ai procédé à un nettoyage approfondi dans les quatre tubes d’essai. La prudence fut de rigueur : tout se déroula sans problème pour les princesses, mais, pour les œufs ce fut plus délicat ! Je serai plus attentif vis-à-vis d’elles, car, le manque d’eau aurait put être fatal. Les photos représentent : les quatre gynes (non fécondées). En dessous, une d’entre-elles, la gyne du tube n°4, elle possède, actuellement, le plus d’œufs, mais, comme on peut l’apercevoir, ceux transportés, sont légèrement ocrées ! Je crains que cette gyne ne se nourrisse pas et que les œufs se détériorent lentement.
- Pour la colonie, j’ai distribué le petit mélange : jaune d’œuf cuit mélangé à de l’amidon de blé (sucre lent) dans la zone (A1).
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122.Mb1 – Cimetières ! Dépotoirs ! Déjections !
Lundi 4 juin 2007 (REF20070607.OB122).
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A1 A2
A3 A4
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Les détritus dans toutes les aires de chasse !
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- En effet, que font telles des détritus ? Déjà, les images donnent la réponse. Il faut savoir que les fourmis sont obsédées par la propreté. Rien ne traîne dans la fourmilière ; la survie de la colonie en dépend. (Moisissures, acariens, parasites, bactéries, etc.). Je crois à l’importance d’un nid comprenant plusieurs modules : ceci permet le déplacement constant du couvain et de la colonie, favorisant ainsi l’entretien des chambres tout en procurant l’humidité et la température optimale. Un couvain, régulièrement déplacé, c’est aussi salutaire (hygiène). Une intervention humaine en sera également facilitée.
- Chaque aire de chasse possède un endroit bien précis que mes « barbarus » choisissent pour les déchets (Cimetières, dépotoirs, déjections). Un nettoyage hebdomadaire est donc de rigueur ! La manipulation, en fonction du nombre des aires de récolte, pourrait s’avérer simple ! Hé bien…non ! Car, malgré le grand nombre d’ouvrières retrouvées mortes, la relève de cette année a largement compensé cette perte. Il y en a donc toujours présentes dans chaque aire de chasse et l’aspiration des déchets est parfois problématique. Mais la tâche reste une exigence incontournable. Les collecteurs C1 et C2, fermées +/- hermétiquement, ne contiennent aucune souillure : on pourrait conclure que les ouvrières recherchent un endroit bien aéré. Dans la nature, les déchets sont placés plein-vent sur un petit monticule : ceci facilite leur dispersion. Pas facile de réaliser cela en captivité.
Les souillures sur les vitres sont devenues inexistantes, sauf un minimum dans la zone réservée aux graines (N2) ! L’hygiène est certainement, l’une des clés de réussite d’un élevage en captivité.
123.Mb1 – Le territoire
Jeudi 14 juin 2007 (REF20070614. OB123).
- Après avoir doublé la superficie de ma fourmilière, je n’aurais jamais imaginé que ma colonie allait envahir la totalité des éléments mis à leur disposition. Les premiers jours, il y eut un va-et-vient de la colonie d’environ de 90% entre les nids N1 et N3. Le déplacement fut, sans aucun doute, influencé par la situation des nids en fonction de la durée d’exposition aux rayons du soleil. En effet, le matin, le nid N1 bénéficie de cette chaleur naturelle. Les ouvrières déplacent rapidement le maximum du couvain dans cette zone. En fonction de la quantité de celui-ci, elles ne parviennent pas à terminer ce travail. Le midi, les deux nids sont ensoleillés, ce qui donne une certaine confusion au sein de la colonie ! Nous avons, alors, le transport dans les deux directions. Cet embrouillement peut durer une bonne heure, mais, par la suite, retour à la case départ N3. Le déplacement est toutefois spectaculaire ! Actuellement, elle gère mieux cette situation, les nymphes sont uniquement déplacées, la reine reste en N1. Parfois, j’observe des larves dans le nid N4. Il est difficile de décrire cette nouvelle étape, car, chaque jour, chaque heure même, la situation varie. Je peux conclure qu’elles ont organisé les travaux tout en économisant le facteur énergie. Cette stratégie est fascinante. Les images représentent donc qu’une seule phase de déplacement. Elles ne me procurent aucune information qui pourrait m’éclairer sur leur future stratégie. N’oublions pas que la ponte des œufs des sexuées est proche, si toute foi, l’intention de la colonie est d’en produire !
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